Ille-et-Vilaine : un écosystème numérique en pleine forme !

En décembre dernier, une nouvelle version de l’étude de l’Audiar a été mise en ligne et le constat est toujours aussi positif : l’écosystème numérique prend une place de plus en plus importante et, surtout, il se diversifie.

Avec plus de 35 000 emplois dans le département et la plus forte croissance de l’emploi du secteur parmi les métropoles françaises en 2016, tous les éléments-clés sont réunis pour que l’écosystème numérique de Rennes et de l’Ille-et-Vilaine continue sa progression dans les années à venir. Ronan Viel, analyste en économie au sein de l’Audiar, a répondu à nos questions.

Un écosystème numérique qui ne cesse de se diversifier

Si nous devions faire une comparaison, l’année 2016 pourrait s’apparenter à un grand cru pour l’écosystème numérique de Rennes et de l’Ille-et-Vilaine. Parmi les informations majeures à retenir de cette nouvelle étude menée par l’Audiar : la création de 57 nouvelles startups (30 à 40 en moyenne pour les autres années), la création de 1 254 emplois, et la montée en puissance de l’écosystème dans les domaines de la cybersécurité et de la digitalisation des secteurs traditionnels.

À travers cette étude, certains éléments, qui n’étaient pas visibles de prime abord, ont été mis en lumière : « Nous nous sommes rendu compte que nous avions la troisième force de recherche publique de France, c’est un atout considérable. D’autant plus, que cela ne se savait pas jusqu’alors. C’est un véritable lien entre la formation, l’innovation technologique et le business. »

Ronan Viel dresse également un portrait global de l’écosystème numérique : « Nous avons un écosystème très divers, qui continue à se diversifier, qui est dense et qui a quatre atouts exceptionnels : un fort pool de compétence en recherche publique, un positionnement de plus en plus fort sur la cyber sécurité qui commence à attirer des entreprises parisiennes, les IOT, et les télécoms, qui restent une excellence rennaise. »

Le seul talon d’Achille que recense l’analyste en économie, c’est le manque d’une assise industrielle solide. « Il faudrait attirer des sièges sociaux, des départements de R&D de grandes entreprises internationales, précise-t-il. »

Le partenariat avec la French Tech, un atout gagnant-gagnant

« Le partenariat avec la French Tech, c’est du gagnant-gagnant, explique Ronan Viel. Pour pouvoir être au plus proche de la réalité dans notre étude, nous avons besoin de nous appuyer sur un acteur spécialiste du sujet. À Rennes, sur le numérique, il y a la French Tech et Rennes Atalante. Cela nous paraît donc essentiel de tisser des liens avec ces acteurs majeurs. » 

D’un côté, la French Tech fournit un nombre de données conséquent grâce à son expertise du terrain. De l’autre, la capacité d’analyse et d’expertise statistique de l’Audiar permet de produire une vision très précise et très fine de l’écosystème numérique du département : que représente cet écosystème ? Quel est son dynamisme ? Quelles sont ses forces et ses faiblesses ?

Pour le directeur général de la French Tech Rennes St Malo, Stanislas Hintzy, le constat est similaire, le partenariat entre les deux structures est précieux : « Les startups ne se créent pas en autarcie. Elles ont besoin d’un terreau fertile pour s’épanouir. Ce terreau, c’est l’écosystème numérique. C’est à ce titre que l’étude de l’Audiar est un outil précieux. C’est la photographie, la cartographie, la synthèse de notre écosystème numérique. Un outil unique, vu comme référence par les autres écosystèmes d’innovation en France. »

Début 2018, tous les indicateurs sont au vert pour que l’écosystème numérique de Rennes continue de prendre de l’ampleur en se diversifiant. L’un des principaux objectifs est désormais d’attirer des entreprises internationales pour renforcer l’assise industrielle du département. À ce propos, Google ouvrira son premier atelier numérique dans la capitale bretonne en 2018 ! Un premier pas allant dans ce sens ? Affaire à suivre !

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