Pierre Berthou vous dit tout

Quelle meilleure occasion que la nouvelle année pour vous en dire un peu plus sur le président du directoire de notre association Pierre Berthou ? Quelles sont ses fonctions, ses convictions et ses ambitions pour l’année à venir ? Il vous suffit de parcourir cette interview pour le savoir !

Tout d’abord, comment décrirais-tu tes fonctions en tant que président du directoire de l’association ?

En premier lieu, je travaille sur notre stratégie et notre feuille de route en lien avec Stanislas (directeur général) et le directoire. Mon rôle consiste ensuite à être sûr que nous ayons les moyens nécessaires à la réalisation de ces ambitions définies ensemble. J’ai un rôle de représentation voire d’incarnation du projet mais il ne faut pas oublier sa dimension collective à laquelle je suis très attaché ! Enfin, j’essaie, dans cette fonction, de jouer un rôle de facilitateur entre les équipes, le directoire et l’écosystème.

Quelles sont, selon toi, les principales réalisations de l’écosystème en 2016 ?

Il faut signaler la forte dynamique du territoire et des dirigeants d’entreprise notamment ! Nous avons identifié localement 40 millions d’euros de levées fonds en 2016. Nous n’avons pas encore les chiffres sur le nombre d’emplois créés mais je pressens qu’ils seront bons… On trouve des entreprises pérennes qui sont en pleine croissance, je pense entre autres à Médiaveille, Kerlink, Digitaleo, Klaxoon et d’autres qui émergent et révèlent de beaux potentiels. Je peux citer les startups Blacknut, La Boutonnière, Yogoko, Energiency, Advalo, Mediego, Eliga, Maplatine.com, Tykaz, … la liste est longue. La French Tech a participé à cette dynamique, en contribuant à créer les conditions les plus favorables au développement et à l’accélération des startups.

Au-delà de ces aspects plus généraux, 2016 a été une année très riche avec en janvier notre installation au Mabilay, le bâtiment totem, qui est rapidement devenu symbole du dynamisme économique de notre territoire. L’événement « Startup on the beach », co-produit avec Digital St-Malo, a permis à certaines startups du territoire de pitcher et rencontrer des investisseurs locaux, nationaux voire internationaux. Les deux saisons du Booster [notre programme d’accélération] sont à l’origine de 12 entreprises -créées ou en cours de création- et enfin la deuxième édition de La Digital Tech Conference a accueilli plus de 600 personnes à l’Opéra.

L’écosystème est-il plus lisible, visible aujourd’hui ? 

La lisibilité et la clarté des missions sont deux facteurs essentiels de notre performance et de l’efficacité de nos actions. Ce sont aussi les garants d’un bon usage de l’argent public qui finance aujourd’hui en grande partie nos actions.

L’arrivée de la French Tech avec sa mission de coordination n’a paradoxalement pas rendu l’écosystème local plus lisible. Il y a même ajouté une certaine confusion, notamment par rapport à Rennes Atalante, c’est en tout cas ce que nous a dit la vingtaine de dirigeants d’entreprises que nous avons interrogé en août dernier. Nous avons donc naturellement engagé avec eux un travail de fond qui aboutira, je l’espère, à des changements importants en 2017.

En parallèle, la French Tech Rennes St Malo a aidé à valoriser le territoire à l’extérieur. J’ai souvent croisé tout au long de l’année des amis parisiens ou autres qui me disaient : « ça bouge à Rennes et St-Malo ! ».

Quels sont les points que tu souhaiterais améliorer cette année ?

Je mettrais deux points en avant :

  • Nous devons accentuer nos efforts de communication en France et à l’international pour mieux faire connaître notre territoire, ses entreprises et leurs savoir-faire. Une meilleure lisibilité c’est aussi la garantie d’attirer (et de garder) ici les talents dont les entreprises ont besoin, ce point est essentiel.
  • Dans le prolongement de ce que nous avons initié en 2016, nous devons continuer à travailler nos complémentarités avec les autres structures du territoire afin de proposer encore plus et mieux aux startups. Sur le financement avec BPI, sur l’international avec BCI, sur la R&D avec le Pôle Images et Réseaux, sur le développement des entreprises avec Rennes Atalante et enfin avec la CCI Ille-et-Vilaine pour le lien avec l’ensemble des entreprises du territoire.
Es-tu confiant pour l’année 2017 ?

2017 est une année particulièrement incertaine : des élections en France, une Europe en panne de projets fédérateurs et un changement de présidence aux Etats-Unis qui n’a rien de rassurant.

Nous constatons également que nos sociétés se transforment très rapidement et que nombreux sont ceux qui se sentent exclus de ce nouveau monde qui se construit de manière parfois chaotique. Même si cela peut parfois être anxiogène, cela ouvre un champ d’opportunités important – il faut réinventer le monde de demain ! Notre écosystème me semble mieux armé que d’autres pour affronter ces challenges ; il sait se retrouver autour de valeurs issues d’une histoire et d’une culture fortes. Notre territoire est jeune, enthousiaste, entrepreneur et solidaire. Donc oui, je suis optimiste pour 2017 !

Que souhaites-tu, en cette période de vœux, aux startups et entrepreneurs du territoire ?

Je leur souhaite de vivre pleinement leurs rêves et de toujours essayer de progresser au contact des autres !