Le Booster #7 : Bati Récup’ chasse le gaspillage des chantiers

Avec leur plateforme en ligne, Julie Poutas et Sarah Fruit illustrent bien la diversité de maturité des projets accompagnés au Booster. En réemployant les matériaux du bâtiment, la startup offre une solution à un secteur qui produit chaque année 42 millions de tonnes de déchets.

Bati Récup’ se fait un nom dans l’Ouest

Toutes les deux architectes, Julie et Sarah se sont rencontrées pendant leurs études à l’école d’architecture de Rouen. Ensemble, elles ont eu l’idée de trouver une solution pour valoriser les déchets de la construction en permettant le réemploi. L’idée est née fin 2016 et l’association Bati Récup’ fondée un an plus tard, en novembre 2017.

Au sein de cette 7e saison du Booster, Bati Récup’ fait partie des projets les plus matures, avec un projet de plateforme en ligne et une mission aux côtés d’Archipel Habitat entamée en juin avec la déconstruction de 48 logements : « le Booster nous a aidées à détecter les priorités pour le développement de Bati Récup’, à peaufiner notre stratégie et notre business model et à avancer grâces aux conseils d’experts. Le tout, en bénéficiant de l’émulation du groupe », raconte Julie. Une fois n’est pas coutume, la découverte du Booster s’est faite via les réseaux sociaux quelques jours avant la fin des inscriptions.

Sarah et Julie sont également intervenues à l’Hôtel Pasteur à Rennes, pour le réemploi et la valorisation de matériaux issus de la déconstruction du lieu. Leur mission ? Répertorier les matériaux disponibles sur site pour faciliter leur réintégration sur de nouveaux chantiers, notamment ceux de la construction de bâtiments sur cinq déchetteries déjà existantes au nord de Rennes (appel d’offres remporté en 2017).

Les différents volets du projet Bati Récup’

Aujourd’hui, Bati Récup’, c’est :

  • Un service d’assistance (écriture des contrats, accompagnement chantier…)
  • Un service de mise en relation des différents acteurs qui interviennent sur un chantier (collecte, transport et stockage des matériaux)

Julie et Sarah travaillent également sur une plateforme vitrine (en cours) pour permettre aux artisans de vendre des matériaux d’occasion et aux particuliers (notamment auto-constructeurs) d’acheter des matériaux de qualité à prix réduit. Un « Bon Coin » des matériaux, comme le résume Julie.

Parallèlement, les deux architectes souhaitent développer une bibliothèque BIM (Building Information Modeling). Les explications avec Julie : « ce sont de nouvelles méthodes de travail des architectes avec de la conception numérique en 3D avec des maquettes 3D communicantes entre les différents acteurs du projet. En d’autres mots, les architectes et les ingénieurs travaillent en simultané sur la même maquette. Chacun a accès en temps réel aux mises à jour. L’idée, ce serait de développer une bibliothèque BIM sur les matériaux qu’on va collecter pour que les architectes puissent les intégrer à leurs projets ».

A moyen terme, Julie et Sarah s’imaginent dans des locaux sur mesure, « à la fois lieu de stockage, de transformation et de conseil ». Pour l’heure, elles sont à la recherche de partenaires pour trouver des locaux de stockage, mais surtout un associé pour développer la plateforme numérique, à bon entendeur !

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