Le Booster #7 : À domicile ou en déplacement, l’aide humaine à la carte avec Okelp

À 32 ans, Nicolas Guillemot a imaginé Okelp pour aider les personnes dépendantes de l’aide humaine à organiser sereinement leurs déplacements. La future application et plateforme web aura pour mission de les mettre en relation avec les aides à domicile. L’objectif ? La bonne prestation, au bon moment et au bon endroit !

Gagner en flexibilité, un véritable enjeu pour les personnes dépendantes

Pour assurer un déplacement professionnel ou profiter d’une journée de festival, une personne dépendante devrait pouvoir faire appel à un professionnel de manière ponctuelle et réactive. Mais ce qui semble évident dans la théorie est loin de l’être dans les faits, « alors même que les personnes souffrant de handicap bougent de plus en plus et sortent de plus en plus de chez elle. L’idée est de pouvoir mettre en place une intervention rapidement, car c’est encore trop compliqué de le faire du jour au lendemain. Soit on fonctionne avec des services qui sont très peu flexibles, ou ses propres salariés. Ou alors on fait appel à l’entourage, aux amis ou à la famille », constate Nicolas Guillemot.

Okelp souhaite faire avancer les choses en mettant en relation les professionnels de l’aide humaine et les personnes dépendantes : des personnes handicapées, qui pourront trouver facilement un auxiliaire de vie dans une autre ville, dans un autre cadre. Et des travailleurs qui auront la main sur leur agenda dans un contexte où ces métiers de l’aide à la personne sont particulièrement touchés par la fatigue et le surmenage.

De l’idée au Booster, juste un pas

L’idée d’Okelp est née fin 2017, des difficultés rencontrées par Nicolas, dont l’amie vit à Paris : « J’ai intégré Le Booster via la CCI où je me suis inscrit en janvier. On m’a conseillé Le Booster dès le premier rendez-vous. J’en avais déjà entendu parler mais je pensais que c’était réservé à des projets plus aboutis. J’ai candidaté quelques semaines plus tard et j’ai pu intégrer la saison 7. »

A la clé, des apports sur le plan stratégique, sur les études de marché, les finances… « Le Booster aide à se poser les bonnes questions et permet une dynamique de groupe. On bénéficie des retours des autres porteurs de projets et évidemment, des experts qui ont déjà créé ou accompagner des entreprises. Mon projet s’est étoffé depuis que j’ai intégré Le Booster, avec de nouvelles idées, de nouvelles fonctionnalités pour l’application », raconte Nicolas.

Sur le plan de route d’Okelp

Aujourd’hui les contraintes du projet de Nicolas sont surtout d’ordre administratif et juridique : « les services d’aide à domicile doivent avoir des autorisations et des agréments que je ne peux pas forcément solliciter étant donné le statut des travailleurs indépendants, différent de ce qui se fait habituellement dans l’aide à domicile. Pour l’instant, je choisis de faire comme si ce n’était pas un problème pour continuer à avancer et si Okelp répond effectivement à un besoin, on trouvera une façon d’intégrer le marché. On cherche de l’appui et on a déjà des contacts au sein des institutions, ce qui pourrait nous aider à asseoir la légitimité de la plateforme ».

Côté calendrier, Nicolas collabore avec Thomas et Julien, deux amis développeurs en fin d’études qui l’aident à créer l’application : « on travaille déjà sur une maquette avec les fonctionnalités et les cas d’utilisation. Idéalement Okelp verrait le jour début 2019, c’est un peu ambitieux mais ça peut aller vite. Après Le Booster, j’aimerais trouver une autre structure d’accompagnement, peut-être spécialisée dans l’accompagnement de porteurs de projet qui ont un handicap ».

Quant au Business Model, Okelp prélèvera une commission sur chaque heure d’intervention : « l’idée retenue pour l’instant, c’est que le travailleur puisse fixer son taux horaire dans une fourchette pour apporter de la liberté aux personnes dépendantes mais aussi aux travailleurs. La facturation et le règlement se feront directement sur l’application ».

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