Deux startups vont travailler avec EDF autour du barrage de la Rance !

En janvier, on avait lancé avec EDF un appel à projets auprès des startups françaises sur le sujet de la sécurité. Merci aux nombreuses startups qui ont envoyé leurs candidatures. Et bravo aux startups qui ont traversé la France – ou même l’Ille-et-Vilaine – pour venir défendre hier leurs projets devant le jury. Les deux lauréates vont bénéficier d’une dotation de 10 000 euros pour cette collaboration avec l’industriel.

Plus de 30 startups de toute la France ont candidaté à cet appel à projets sur le thème principal de la sécurité. En mars, un comité de sélection a examiné ces dossiers et validé 11 propositions. Hier, les porteurs de projets ont défendu leurs offres de collaboration devant un jury composé de représentants de la French Tech, du groupe EDF, de la SNSM (Société Nationale de Sauvetage en Mer) et de deux clusters : le Pôle d’Excellence Cyber et le pôle Images & Réseaux.

A l’arrivée, deux projets ont été retenus pour travailler aux côtés de l’industriel. La startup Flex Sense, originaire de Vendée [et qui a pitché par vidéo interposée en direct depuis le festival Web A Québec / WAQ !] avec un projet de bouée connectée initialement dédiée aux données de météorologie sous-marine mais qui peut aussi embarquer des capteurs de détection et émettre des signaux sonores ou lumineux. L’autre lauréate, entreprise d’Ille-et-Vilaine, est InPixal qui va analyser en temps réel des images à l’aide d’intelligence artificielle et permettre le déclenchement d’une action en cas de détection d’intrusions. Dès la semaine prochaine, ces entrepreneurs feront leurs premières réunions techniques avec les équipes d’EDF.

De multiples critères de sélection

« Pour désigner les lauréats, nous avons analysé la qualité de la réponse globale à l’appel à projets, la qualité de l’équipe, bien sûr le caractère innovant et de différenciation de la solution et puis des éléments davantage liés à la dimension économique tels que la maturité du développement, les capacités financières ou accompagnement par des réseaux locaux, explique Antoine Malafosse, directeur du Groupement d’Exploitation Hydraulique Bretagne Normandie d’EDF, à la sortie de la session de pitchs. Avec cet appel à projets aux côtés de la French Tech de Rennes et Saint-Malo, nous parvenons à concilier deux objectifs : la recherche d’outils pour améliorer la sûreté et la sécurité autour de l’Usine Marémotrice de la Rance et une collaboration concrète avec des acteurs locaux dans le domaine de l’innovation et des technologies les plus avancées ».

« A La French Tech Rennes St Malo, nous agissons sur tous les terrains qui peuvent être utiles aux startups, rappelle Laurent Bertaux, le président du directoire de l’association. Faire le lien avec les grands groupes, quand c’est pertinent et lorsque cela peut déboucher sur des coopérations concrètes, fait donc partie des missions que nous menons régulièrement. Ce projet avec EDF, autour d’un ouvrage emblématique en Bretagne, a été très stimulant pour les startups ».

Originalité de cet appel à projets pas comme les autres : afin de s’imprégner totalement de la problématique de sécurité de l’Usine Marémotrice de la Rance, le jury et les startups ont pu effectuer le matin une visite technique en bateau aux abords directs de la zone interdite. Dans ces conditions, impossible d’être hors-sujet !

Onze startups sélectionnées

Les neuf autres startups en lice pour cette « grande finale » étaient :

  • 3D-Drone (Ille-et-Vilaine) : système de drone autonome qui décolle, navigue et atterrit sans intervention humaine, par exemple suite au déclenchement d’une alerte. www.3D-drone.fr
  • Electric Visionary Aircrafts (Tarn) : aéronef léger à décollage et atterrissage vertical doté de 12 cameras, lidars et radars permettant de repérer les dangers et d’aider à intervenir pour l’évacuation des personnes. www.eva.xyz    
  • Evitech (Essonne) : solution de détection de bateaux depuis une caméra fixe ou un drone développée à partir du logiciel d’analyse d’images Jaguar spécialisé dans les cibles mobiles. www.evitech.com
  • Eye Sea (Finistère) : système anticollision pour la navigation en mer, qui détecte et identifie les objets à la surface de l’eau en utilisant des algorithmes et l’intelligence artificielle. www.mer-projets.com  
  • Ogoxe (Hautes-Pyrénées) : totem et bouée connectés, assortis de détection par analyse d’images pour le déclenchement d’alertes et de machine learning pour la prédiction de risques. www.ogoxe.com
  • Tenevia (Isère) : traitement et analyse d’images à partir de captations par caméra dans un objectif de détection multi-critères, et avec prise en compte du niveau de l’eau (marées). www.tenevia.com  
  • TexysMarine (Morbihan) : réseau de surveillance des activités nautiques par drones maritimes et bouées connectées, capable de surveiller, alerter et intervenir sur les risques. www.texysmarine.com
  • Uavia Robotics Platform (Val-de-Marne) : solution cloud hautement sécurisée de robotique industrielle connectée, adaptée à l’alerte de personnes en zone dangereuse et plus globalement à la détection de risque. avia.eu   
  • Wipsea (Ille-et-Vilaine) : combinaison d’un logiciel d’analyse de flux vidéo et d’un logiciel de détection et classification d’activités nautiques basé sur le deep learning et adaptable au cas d’usage du barrage EDF. www.wipsea.com

En savoir plus :