Le Booster #6 : Koooble, ou le marketing d’influence gagnant-gagnant

En juin 2017, Corentin Gilles et Thomas Puren terminent leur master en communication digitale et marketing d’influence à l’ESG Rennes. À 23 et 24 ans, ils décident alors de poursuivre le développement de leur projet étudiant, imaginé dans le cadre d’un atelier dédié à la communication innovante.

Ce projet, c’est Koooble, un service qui permet de partager un avis suite à un achat en ligne : on dépose son avis sur le site, on le partage sur les réseaux sociaux et en fonction de l’intérêt et de l’engagement généré auprès de sa communauté privée, on obtient des commissions plus ou moins importantes.

Des publications éphémères pour un engagement durable

Les commissions générées par Koooble seront récupérables directement depuis le compte bancaire et pas sous forme de bon d’achat. « On veut miser sur l’influence et le bouche-à-oreille parce que ça répond à deux enjeux : les consommateurs se voient restituer une partie de la somme investie pour leur achat, et les annonceurs communiquent à moindre coût. Ce sont les utilisateurs qui communiquent pour eux en disant “j’ai acheté ce produit et je partage mes retours », explique Thomas.

Koooble s’inscrit dans l’évolution des usages des réseaux sociaux et mise notamment sur les publications éphémères sous forme de stories, disponibles sur Messenger, WhatsApp, Instagram ou Snapchat. Corentin poursuit : “Actuellement, Koooble existe sous forme d’une landing page qui explique le concept. On est en phase de test sur le partage d’avis, et l’engagement généré auprès des proches, ce qui va nous permettre de mettre en place notre business plan et notre modèle de rémunération. Parallèlement, on commence à démarcher les annonceurs, on espère concrétiser ces premières pistes dans les 3 mois à venir : nous avons besoin d’un premier client qui soit une référence dans son domaine pour avoir des retours qui reflètent le marché, ce qu’on n’aurait pas avec des acteurs de niche. On s’intéresse particulièrement aux secteurs de la mode et de la beauté qui sont des secteurs très porteurs”.

Un bac +6 aux côtés du Booster

Corentin connaissait le Booster pour avoir intégré une startup accompagnée lors des premières éditions : “Quand nos deux alternances se sont terminées, on avait vraiment envie de faire un truc qui nous plaisait et on trouvait ce projet intéressant on savait que tout seuls on n’y serait pas arrivés. Ce n’était pas entreprendre à tout prix, mais travailler pour quelque chose de passionnant c’est un peu comme si on avait fait un bac +6, avec toute la partie relation client acquisition d’utilisateurs, financier, business plan. On ne regrette vraiment pas, on apprend énormément autour du développement de projet”.

Comme souvent, Le Booster a fait évoluer le positionnement et la cible de Koooble. Les détails avec Thomas : “au départ, on avait en tête d’utiliser le Cash back, mais les annonceurs ont envie de se démarquer de ce système, on a donc décidé d’actionner plutôt le levier de l’influence. Notre premier cœur de cible était composé de femmes entre 25 et 40 ans, ce sont désormais des hommes entre 17 et 26 ans. Les premiers tests valideront ou non ces tendances. La cible a évolué avec les réseaux sociaux utilisés : on envisageait d’abord le partage ‘classique’ via Facebook, mais le réseau ne s’y prête pas et aujourd’hui l’engagement est très fort du côté des publications éphémères”.

Et le phénomène ne semble pas ralentir : à titre d’exemple, Instagram Stories, c’est 300 millions d’utilisateurs actifs… par jour !

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