Le Booster #7 : Keraviz, l’achat immobilier de A à Zen

« Faire le pivot », une expression bien connue au sein des différentes saisons du Booster. C’est ce qui est arrivé au projet de Damien Charalabidis suite à sa rencontre avec son associé, Pierre Marquis.

Remettre le métier sur l’ouvrage

Damien et Pierre se sont rencontrés lors d’un rendez-vous « co-founder » organisé par la French Tech Rennes St Malo visant à mettre en lien les porteurs de projet à la recherche d’associés et les associés potentiels à la recherche d’un projet. Cadre informatique dans une société du secteur de l’immobilier, Pierre connaît déjà le secteur et il a en outre été porteur d’un projet dans le passé : « je n’avais pas forcément envie de repartir de zéro ».

Damien raconte comment son projet a « fait le pivot » : « quand Pierre est arrivé, j’étais en plein test de publicité pour avoir des retours sur ma solution basée sur les avis des habitants et je n’ai pas eu les retours attendus. On en a discuté, on a refait des parcours acheteurs, on a recommencé à faire des interviews. Cela a confirmé que nos utilisateurs potentiels ne connaissaient pas bien le monde de l’immobilier mais que les avis n’étaient peut-être pas le bon levier à actionner. Un des points critiques que nous avons repérés et sur lequel nous travaillons c’est la recherche de biens : c’est épuisant, ça prend beaucoup de temps, c’est compliqué. Et les bénéfices du service sont concrets ».

KerAviz va donc proposer de faire les recherches à la place des acheteurs et d’envoyer un récapitulatif des biens qui correspondent aux critères des acheteurs chaque matin par mail avec des annonces vérifiées : les biens sont toujours disponibles et les informations, fiables. Les annonces sont donc hyper qualifiées mais KerAviz propose d’aller plus loin en visitant à la place des futurs acheteurs, avec photos et vidéos. De fait, l’acheteur se déplace seulement quand l’annonce lui correspond concrètement : « À terme, on envisage de toucher tout le parcours d’achat : la négociation du prix du bien, du prêt immobilier, un accompagnement sur le plan juridique… » complète Pierre.

Capter le prospect à l’heure H

Côté business model, il s’agit dans un premier temps de vérifier que les acheteurs sont prêts à payer mais « on pourrait aussi se rémunérer sur l’apport d’affaires et ne pas faire payer le particulier ».

L’objectif actuel ? Trouver le tout premier « client » ! « On est en train de mettre à jour la landing page pour voir si à publicité identique, on a plus de retours que lors du test précédent. Avec une offre construite, on peut désormais proposer une grille tarifaire ce qui n’était pas le cas avant. Le challenge, c’est de réussir à capter les acheteurs au moment où ils ont besoin de nous, pas au stade du projet ni après-coup mais quand ils prennent conscience des difficultés », explique Damien.

Quant au pivot, c’est le changement dans la continuité : « Après coup, ça me paraît évident qu’il fallait partir sur quelque chose de beaucoup plus simple ! » conclut Damien. Deux avis valent mieux qu’un, même pour KerAviz !

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