Le Booster Saison #5 : Geneafinder

Généalogie et technologie, une nouvelle façon de faire des recherches avec le big data

 

Vous ne le saviez peut-être pas mais les amateurs de généalogie sont confrontés à une activité chronophage quand ils essaient de remonter leur arbre : la lecture des images de manuscrits anciens. Avec Geneafinder, ils vont enfin gagner un temps précieux.

A l’origine du projet, Sophie Tardivel et sa société Doptim, spécialisée en big data, du développement de produit à la prestation de services. Geneafinder est son premier bébé !

La généalogie, un marché en croissance

Quand les précieux documents qui servent à tirer le fil de nos origines sont numérisés, il reste encore beaucoup de travail pour les décrypter face à son écran. C’est ce décryptage et cette retranscription que Geneafinder propose de faire à la place des généalogistes. Comment ? Grâce aux technologies big data de réseaux de graphes couplées au traitement d’image, les historiens amateurs seront guidés dans la lecture de manuscrits anciens.

Au menu : text mining et deep learning, des technologies puissantes au service d’un objectif concret. C’est cette vision pragmatique de la data que défend Sophie Tardivel, ce qui explique aussi que l’entrepreneuse soit à l’origine de la co-création de l’association Breizh Data Club.

Quant au business model, il est simple : une offre gratuite pour engager les usagers et les encourager à retravailler sur leurs arbres et une offre payante pour aller plus loin. « Le Booster nous encourage à aller à la rencontre de nos utilisateurs et futurs clients et on s’est aperçu que notre cible n’était pas la plus facile à toucher via le web. Sortie des sites assez connus du grand public comme MyHeritage, la généalogie occupe une place un peu à part ».

En juin, Sophie Tardivel a offert une belle visibilité à Geneafinder à la faveur du ChallengeAZ lancé par La Gazette des Ancêtres. Le principe de ce défi entre passionnés ? Publier un article de blog par jour avec l’alphabet comme fil rouge et la généalogie comme thématique. L’équipe Doptim s’est prêtée à l’exercice sur le blog de Geneafinder ouvrant par la même une fenêtre sur son outil destiné aux amateurs.

Redynamiser la généalogie

Geneafinder sera expérimenté dès septembre en Ille-et-Vilaine en partenariat avec les Archives et un cercle de généalogie pour un lancement de la version payante en 2018. Sophie Tardivel regarde déjà au-delà des frontières hexagonales: « on imagine très bien développer rapidement Geneafinder vers d’autres pays qui disposent d’archives numérisées et s’intéressent à leur histoire ». Doptim compte actuellement 3 collaborateurs, une équipe qui devra s’étoffer pour atteindre son objectif international.

Avec Geneafinder, Doptim espère redynamiser l’exercice de la généalogie, comme l’explique Sophie Tardivel : « le volume de contenu qui pourrait devenir facilement accessible est énorme. Faire le lien avec d’autres familles serait plus simple et même recontextualiser sa vie. L’idée, c’est de sortir de l’arbre pour explorer tous les registres possibles, ce qu’on ne fait pas aujourd’hui parce que c’est compliqué. Simplifiée, la généalogie pourrait devenir un loisir culturel au même titre que la lecture ou la visite de musée. Geneafinder pourrait aussi faciliter la mutualisation des recherches en mettant en relation les particuliers qui ont des branches communes ». En 2018, nous troquerons peut-être notre roman de l’été contre une balade avec Geneafinder ! 

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