Le Booster Saison #5 : La Fabrique de Dessins

Amateurs d’illustrations, préparez-vous à avoir des étoiles plein les yeux avec La Fabrique de Dessins.

Après avoir travaillé pendant 16 ans dans le secteur des télécoms, Nicolas Masztaler a décidé de changer radicalement d’univers pour lancer « le premier site de mise en relations entre les artistes graphiques et les amateurs de belles choses ».

Le contact humain, les échanges, le plaisir à dénicher de nouveaux talents… Autant d’envies qui l’ont motivé à se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Prenez vos crayons, activez votre imagination… nous partons à la rencontre de La Fabrique de Dessins.

Comment est née La Fabrique de Dessins ?

Nicolas Masztaler a mis un terme à sa première carrière pour entrer dans le monde de l’entrepreneuriat parce qu’il cherchait à donner plus de sens à son quotidien via son job. Mais comment passe-t-on du milieu des télécommunications au lancement d’une startup boostée par La French Tech ?

« Après avoir quitté mon travail, je m’étais inscrit à la School du Shift à Rennes… mais sans vraie volonté de créer quelque chose, plus par curiosité, confie-t-il. Toutes les semaines, je venais avec des idées de startups, mais il y avait souvent quelque chose qui ne fonctionnait pas. » 

Véritable passionné de bande dessinée, Nicolas trouve le déclic lors de la dernière édition de Quai des Bulles, un festival très coté se déroulant à quelques encablures des remparts de Saint-Malo. Au détour d’interviews qu’il réalise pour un webzine, il se rend compte qu’il existe un énorme vide entre les illustrateurs, les graphistes et le grand public. C’est comme ça que germe l’idée de La Fabrique de Dessins.

Le principe ? Permettre aux graphistes et aux illustrateurs de rencontrer leur public grâce à une plateforme en ligne. Il soumet alors l’idée à ses tuteurs de la School et le projet matche si bien qu’il crée sa boîte dans la foulée.

Pour le business model, la ligne de conduite est déjà toute trouvée : l’entreprise ne touchera de l’argent que sur la commission des ventes, et le développement de la startup se fera sans investissement ni levée de fonds. Un choix assumé !

S’implanter au niveau local

« Pour la mise en relation avec les artistes, nous avons trouvé les premiers utilisateurs de notre plateforme en faisant de la prospection, nous explique Nicolas. Nous sommes également actifs sur les réseaux sociaux et étonnamment, cela suffit désormais pour qu’on nous contacte… et ça marche assez bien. »

Mais La Fabrique de Dessins, ce n’est pas uniquement un site internet, c’est aussi un concept qui donne la possibilité aux gens de voir les œuvres à travers différents évènements organisés à Rennes et dans ses environs. « À travers le cosmos », une exposition hommage au genre du Space Opera est d’ailleurs actuellement visible à l’Heure du Jeu, un bar rennais bien connu des aficionados de jeux de plateau.

Apprentissage, rencontres et motivation

Pour La Fabrique de Dessins, le Booster aura été une expérience très enrichissante.

« Le Booster m’a permis de faire mûrir le projet, de le tester, d’avoir des retours. Il y a eu beaucoup d’échanges avec les mentors, ça m’a vraiment aidé en termes de communication, de marketing et de commercial, surtout dans la partie pratique, affirme Nicolas Masztaler. On remarque aussi qu’il y a certaines portes qui s’ouvrent grâce à la renommée du label French Tech. »

Après avoir débuté en duo avec Lucile Charier, l’accélération du projet a également mis en lumière certaines divergences de point de vue. Les deux associés ont donc décidé, d’un commun accord, de continuer chacun de leur côté. C’est aussi ça le Booster, permettre d’ouvrir rapidement les yeux sur un projet et surtout : tester sa compatibilité !

Pour les trois années qui viennent, l’avenir de la jeune entreprise lancée en mars 2017 semble déjà bien tracé : après Rennes, La Fabrique de Dessins compte bien s’installer à Nantes puis, si tout se passe bien, à Brest. Une véritable conquête de l’Ouest avant de s’attaquer au reste du monde !

Facebook 

Twitter