Le Booster Saison #5 : Medipix

En produisant des vidéos, des Serious Game et des solutions en réalité virtuelle, Medipix souhaite rendre la santé plus fun pour les patients !

La santé publique est une filière assez méconnue du grand public qui étudie et diagnostique des ensembles de populations. Vincent-Dozhwal Bagot en sait quelque chose puisqu’il suit cette spécialité au CHU de Rennes.

Autodidacte et geek, il a acquis des compétences en développement et en graphisme qu’il a voulu appliquer à la médecine en créant Medipix, une agence de communication en santé.

Medipix : du statut d’autoentrepreneur à la création d’une startup

Avant de créer son agence de communication, Vincent-Dozhwal a très rapidement su capter l’intérêt de la vidéo pour l’appliquer au monde de la santé. « Depuis deux ans, j’étais autoentrepreneur pour réaliser des vidéos, explique-t-il. Aujourd’hui, le visuel et la forme sont des choses très importantes. La santé manque de communication, mon objectif c’est de la rendre intéressante et belle. »

Alors concrètement, Medipix qu’est-ce que c’est ? C’est une agence de communication dotée d’une expertise médicale, évaluative et pédagogique. Vidéos, Serious Game, applications en réalité virtuelle (VR), les prestations proposées sont variées. « En termes de cible, nous visons les établissements de santé, les mutuelles et les laboratoires pharmaceutiques. »

Pour lui, l’aspect ludique est le grand absent de la communication de ce secteur. « Tout le monde est concerné par sa santé et aujourd’hui, on parle beaucoup de la notion d’empowerment : c’est-à-dire rendre le patient acteur. Et s’il y a un outil qui rend les personnes acteurs, c’est le jeu vidéo. Les théories ludiques avec l’addiction, les récompenses, la sanction, l’univers fantaisiste, la répétition, le droit à l’erreur… tout cela favorise l’implication, argumente-t-il. Moi j’ai appris l’anglais presque sans m’en rendre compte à l’âge de 15 ans avec les jeux vidéo. Jouer, c’est comme enseigner. »

Le Booster, ou comment vaincre ses peurs

Malgré un air très serein, Vincent-Dozhwal a profité de l’expérience avec Le Booster pour passer au-dessus de certaines craintes. « Avant le Booster, j’avais peur et maintenant je n’ai plus peur, affirme-t-il en souriant. C’est très intéressant de se retrouver face à des entreprises qui ont les mêmes problématiques et qui ne sont pas concurrentes. Ça évite de chercher des informations parcellaires sur internet. Ici, nous avons beaucoup de retours d’expériences pour savoir comment lancer une startup dans les meilleures conditions. »

En intégrant la Saison #5 du Booster au mois de février, l’épreuve qu’il redoute le plus est l’étude de marché. « J’étais un peu en déni face à ça et ma participation au Booster m’a beaucoup rassuré, confie-t-il. Aujourd’hui, la recherche de personnes intéressées par les compétences de Medipix ne me fait plus peur. »

« Dis Cortex, tu veux faire quoi cette nuit ? »

« Comme toutes les startups, je veux dominer le monde », affirme Vincent-Dozhwal avec le sourire, quand on lui demande quels sont ses projets pour les mois à venir.

Plus sérieusement, le jeune entrepreneur se penche sur la conception d’un produit qu’il a présenté lors du congrès SF2H (Promotion de l’hygiène en milieu de soins) à Nice il y a déjà quelques semaines : une application qui utilise la réalité virtuelle et qui reconstitue une chambre médicalisée en temps réel.

Interne le jour et entrepreneur la nuit, Vincent-Dozhwal Bagot mise beaucoup sur la recherche et le développement pour proposer des produits de communication innovants et surtout… ludiques.

Facebook