Nos startups en chair, en os et en pixels : Famileo

Comment communiquer sans utiliser la technologie dans un monde ultra-connecté ? La réponse de Tanguy et Armel, c’est Famileo. Pour en faire une innovation adaptée à ses utilisateurs, les deux fondateurs de la startup n’ont pas seulement réfléchi : ils ont aussi beaucoup écouté.

Famileo s’est déjà fait une place dans le quotidien de nombreux Ehpad, les personnes âgées et leurs familles pourront bientôt en profiter aussi à domicile.

Famileo, qui es-tu ?

Deux confondateurs, Tanguy et Armel, rejoints récemment par deux collaboratrices chargées de développement, Amélie et Anne-Sophie.

Avec Famileo, on a découvert un milieu qu’on connaissait de loin via notre histoire personnelle et la difficulté de communiquer avec nos proches résidents d’Ehpad. On a cherché à développer une solution qui respecte les habitudes de communication de chacun sans imposer aux personnes âgées l’usage des nouvelles technologies.

Désormais, pour garder le contact, les familles peuvent déposer leurs messages sur l’application Famileo : ces petits ou longs mots sont ensuite mis en forme et restitués aux personnes âgées sous forme de gazette papier.

Une idée c’est bien… ça se concrétise comment ?

On s’est lancé en février 2014. Entre février et juin, notre démarche entrepreneuriale s’est faite sur le terrain à la rencontre de plus d’une soixantaine de professionnels, dont de nombreux directeurs d’Ehpad.

On a été accompagnés depuis le début par le Centre Hospitalier de Saint-Malo. Anne Le Gagne, médecin chef du pôle gériatrie, nous a boostés dès le début en nous disant : « il y a quelque chose de très important dans ce que vous allez appréhender, le lien familial intergénérationnel est un des piliers du bien-être personnel. C’est un vrai sujet en Ehpad, fondamental pour les personnes âgées et les familles. »

On a construit Famileo sur ce constat d’une personne légitime et ses encouragements : « creusez, je vous ouvre mon carnet d’adresses, allez-y à fond ! »

Beaucoup d’entrepreneurs ont l’idée du siècle sans aller la confronter au marché et aux utilisateurs. Pendant six mois, on a peu réfléchi mais beaucoup écouté. Le projet a beaucoup évolué grâce aux retours des professionnels de la dépendance pour répondre aux attentes des utilisateurs, des familles et des professionnels.

C’est seulement après ces six mois que nous nous sommes véritablement lancés, avec à la clé un accord pour notre levée de fonds en juillet 2014 avec aquarelle.com et les fondateurs de monalbumphoto.fr

En 2015, on a travaillé sur la cahier des charges main dans la main avec Mobizel en gardant un lien très fort avec nos utilisateurs.

Vous nous parlez de votre business model ?

Notre modèle économique repose sur le nombre d’abonnements, c’est une stratégie de volume. Chaque abonnement coûte en moyenne 70 euros pour une établissement. La dépendance est un secteur où les questions de budget sont cruciales, nous devions rester accessibles.

120 Ehpad ont déjà adhéré à Famileo sur tout le territoire français. Plus particulièrement en Ille-et-Vilaine, car le Conseil départemental subventionne une partie de l’abonnement pour les Ehpad du territoire.

On trouve quoi dans l’agenda 2016 de Famileo ?

On travaille sur la version à domicile qui sortira fin juin. On essaie d’être à moins de 10 euros par mois pour une gazette hebdomadaire ou bi-mensuelle en fonction du volume de messages déposés par les familles sur l’application.