Étudiant & entrepreneur : Lilian Delaveau

Qui es-tu ? Quand t’es venue l’idée d’acquérir le statut étudiant-entrepreneur ?

Je suis élève-ingénieur à CentraleSupélec et porteur du projet Immersive Therapy. Je vais bientôt démarrer ma troisième et dernière année et j’ai toujours eu des velléités entrepreneuriales. J’ai assez tôt eu cette sensation que le salariat ne m’intéressait pas car j’avais envie de créer de la valeur ; c’est vraiment comme ça que je le ressentais. Par contre, ce qu’il me manquait c’était un contexte et des opportunités pour le faire.

Comment as-tu entendu parler de ce statut ?

Dans le cadre de ma formation, nous avions des modules optionnels de création d’entreprise dispensés par Pépite Bretagne et dont j’ai pleinement profité. J’ai entendu parler d’un statut juridique créé pour les étudiants en quête d’entrepreneuriat durant ces modules : le statut étudiant-entrepreneur. Mais je n’y suis pas allé avant d’avoir une idée, celle d’Immersive Therapy et une fois germée, je me suis lancé. Je suis retourné voir Pépite Bretagne, je leur ai posé quelques questions sur l’entrepreneuriat et ils m’ont dit de commencer par l’acquisition du statut. En deux temps trois mouvements, j’allais à la soutenance de présentation et j’étais accepté.

Pourquoi être devenu étudiant-entrepreneur ?

Je suis allé vers le statut car c’est rassurant de savoir que tu as l’État et des institutions derrière qui te disent « on sait ce que ça signifie de créer une entreprise et on te propose un nom pour ça ».

Quelles sont les aides dont tu bénéficies grâce à ce statut ?

Quand tu mets une étiquette sur quelque chose ça permet aux gens qui partagent cette même étiquette de se retrouver et de partager leur expérience. C’est une aide informelle mais ça fait beaucoup de bien parce qu’on profite du réseau et comme on traverse tous à peu près les mêmes problématiques, cette aide devient pour moi parmi les plus importantes. Et là où le statut me rassure, il rassure également les acteurs de l’entrepreneuriat : si tu arrives comme ça de but en blanc à 22 ans, avec un projet de création de startup innovante potentiellement ambitieux qui demande des épaules et du soutien derrière, on peut s’attendre – et c’est un peu normal – de la part de ces acteurs à une certaine réticence à te faire confiance. Encore plus quand tu es étudiant.

As-tu un conseil à donner aux étudiant-es qui hésiteraient ?

Si vous avez, ne serait-ce que le germe du début d’une idée, cet espèce de sentiment un peu diffus que vous pouvez créer quelque chose, vous devez mettre toutes les chances de votre côté et le statut étudiant-entrepreneur fait partie de ces chances !