[inOut] La mobilité en free-floating… et en trottinette

Si le free-floating n’a débarqué que récemment en France, cette tendance est déjà largement répandue en Asie et aux États-Unis. La startup Lime a d’ailleurs posé ses valises à Paris il y a 6 mois, avec son service de trottinettes électroniques. Elle sera présente sur le village d’inOut les 30 et 31 mars prochains.

Pourquoi les trottinettes ? Arthur-Louis Jacquier, DG de Lime France explique : « c’est l’un des véhicules les plus demandés par les utilisateurs. Simples, écologiques et ludiques, elles permettent de se déplacer facilement, notamment dans les grandes villes où le trafic est congestionné. »

L’utilisateur au cœur de la démarche

Le principe du free-floating est simple : les trottinettes ne sont pas liées à une borne ou à une station, mais disponibles partout dans la ville. Au moment d’utiliser le véhicule, l’utilisateur scanne un QR code via une application mobile, qui déverrouille l’engin. Il peut ensuite le déposer n’importe où dans la ville. Le soir, les trottinettes sont récupérées pour être rechargées, puis redéposées le lendemain matin aux endroits stratégiques. « Nous avons fait de cette contrainte d’autonomie une opportunité. Cela nous permet de limiter les stationnements indésirables ou gênants, tout en réduisant considérablement les vols et les dégradations, qui ont essentiellement lieu la nuit », commente Arthur-Louis.

Et la concurrence est rude : à Paris, sept opérateurs proposent un service similaire. La clé ? Miser sur le confort des utilisateurs et « réenchanter leurs déplacements ». Ainsi, Lime conçoit ses propres trottinettes. « La troisième génération sera bientôt dans les rues de Paris. Elles sont renforcées pour durer dans le temps, avec une base plus large et un GPS plus efficace », précise Arthur-Louis. Six mois après son arrivée, 3,2 millions d’utilisateurs ont parcouru Paris en trottinette Lime.

Free-floating et intermodalité 

Le free-floating ne se limite pas aux trottinettes : « nous proposons aussi des vélos et des voitures électriques sur le même modèle ». Après seulement deux ans d’existence, la startup est présente dans 120 villes en Europe, aux États-Unis et en Amérique latine. Et les usages sont sensiblement les mêmes aux quatre coins du globe : les utilisateurs optent pour la trottinette électrique pour se déplacer sur de courtes distances, en remplacement des transports en commun, ou pour couvrir le fameux dernier kilomètre. « L’essentiel des trajets suit les heures de vie normale d’une ville, liées au rythme du travail la semaine et davantage à la balade le week-end ».

« L’intermodalité est centrale dans notre proposition de valeur », souligne Arthur-Louis. Ainsi, Lime travaille en partenariat avec des acteurs publics et privés pour optimiser et faciliter la mobilité urbaine. « Nous travaillons avec SNCF Gares & Connexions, Franprix et la Mairie de Paris pour identifier les zones dédiées aux trottinettes, aux endroits stratégiques. » Et il suffit d’un simple marquage au sol pour indiquer aux utilisateurs où trouver et déposer leurs véhicules. Lime a aussi remporté un appel d’offres à La Défense.

Mais l’intermodalité ne s’arrête pas là : « dans certaines villes américaines, nous sommes intégrés à Google Maps, qui propose désormais nos trottinettes dans la planification des trajets, au même titre que la voiture ou le train. » Rendez-vous les 30 et 31 mars prochains pour tester et découvrir la mobilité en free-floating !

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