Hello my name is… Nicolas Boittin

Nicolas Boittin est de ces dirigeants discrets, pourtant à l’origine de ce qu’on peut qualifier une success story : Bretagne Télécom. Solidement ancrée dans l’ouest de la France, l’entreprise compte bien déployer ses ailes dans tout l’Hexagone.

Son activité ? Bretagne Télécom est un opérateur internet et cloud : réseaux très haut débit, téléphonie sur IP hébergé, cloud privé et hybride. Son business model ? Des services accessibles sur abonnement, et dans la durée. Son chiffre d’affaires ? 21 millions d’euros cette année, avec un EBE de 5 millions d’euros, que plus d’une entreprise pourrait lui envier.

Bretagne Télécom, hier

Alors business developper au sein d’une startup américaine au début des années 2000, Nicolas Boittin regarde d’un œil neuf le marché des télécoms en France et en Europe : « l’entreprise pour laquelle je travaillais vendait du matériel aux opérateurs de seconde catégorie. Ils pouvaient ainsi monter des offres en triple play pour les particuliers, et proposer des solutions innovantes aux professionnels. » Mais la startup découvre un marché dominé par les « big four », à l’opposé du marché américain où géants et petits opérateurs se côtoient.

Le revers de la médaille de ces monopoles : les services proposés sont standardisés, tant dans les solutions techniques que dans la relation client. Pourquoi ne pas proposer une offre de proximité, sur-mesure, pour les entreprises ? L’idée germe, et Nicolas Boittin crée Bretagne Télécom en 2005.

Il fallait alors investir, beaucoup, dans des infrastructures locales : « nous ne voulions pas hériter du réseau historique, qui avait déjà une centaine d’années. Nous avons créé un réseau neuf pour pouvoir déployer nos solutions innovantes. » Et c’est grâce au fonds d’investissement Go Capital, que Nicolas Boittin a trouvé les 2 millions d’euros nécessaires pour donner vie à son projet.

Bretagne Télécom, aujourd’hui… et demain !

Depuis sa création, l’entreprise n’a cessé de croitre, avec un chiffre d’affaires en progression de 20 points chaque année… et 150 collaborateurs à horizon 2020. Sans jamais dévier de son objectif initial : offrir un service de qualité, sur-mesure et de proximité à ses clients professionnels.

« Nous misons sur la téléphonie multisite plutôt que des standards disséminés un peu partout. Nous avons acheté un gros équipement en cœur de réseau, que nous proposons et adaptons à chaque entreprise. » Autre service : « au sein d’un même groupe, nous relions les différentes entreprises entre elles. Avec bien sûr, une forte notion de sécurité. » Enfin, le cloud n’est pas en reste, cette activité a d’ailleurs explosé ces dernières années : « nous aspirons l’ensemble des serveurs d’une entreprise pour les rendre accessibles dans le cloud. Ici aussi, nous apportons des solutions concrètes aux problématiques spécifiques de chaque client. » Pour répondre aux enjeux majeurs liés à la sécurité, Bretagne Télécom est certifiée ISO 27001 depuis 2012, et HDS (hébergeur de données de santé) depuis cette année.

Et après ? L’entreprise bretillienne continue sur sa lancée, au-delà du territoire breton. Elle est déjà présente en Île-de-France et dans le Sud-Ouest, suite à l’acquisition de Prophone à Toulouse en 2017. « Si nous voulons rester proches de nos clients, à un prix compétitif, nous devons nous installer en local. » De nouvelles acquisitions sont dans les tuyaux, suite à la levée de fonds de 20 millions d’euros réalisée en janvier dernier avec CM-CIC Investissement et Bpifrance. Des recrutements sont en cours, notamment à Châteaubourg… À bon entendeur !